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Simplicius, Apprendre à philosopher dans l’Antiquité tardive, I. Hadot et S. Toulouse (éds.)

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Simplicius, Apprendre à philosopher dans l’Antiquité tardive. Commentaire à la seconde partie du Manuel d’Épictète, introduit et traduit par Ilsetraut Hadot, annotations d’Ilsetraut Hadot et Stéphane Toulouse, Paris, Vrin, Bibliothèque des Textes Philosophiques, 248 p., parution 11/2022, ISBN 978-2-7116-2998-5

Simplicius de Cilicie, élève du grand métaphysicien Damascius, fait partie du cercle des néoplatoniciens disparus dans les steppes de Syrie, quelque temps après l’interdiction de l’enseignement de la philosophie à Athènes, sous l’empereur Justinien (en 529). Connu surtout en tant que commentateur d’Aristote, il a écrit ce commentaire au Manuel d’Épictète, resté longtemps ignoré des historiens de la philosophie antique. L’œuvre a été progressivement ramenée sous les regards, et portée enfin à l’attention des contemporains par les travaux, philologiques et philosophiques, d’Ilsetraut Hadot.
Il s’agit de la première traduction française depuis celle d’André Dacier (1715), et de la seconde traduction (en toutes langues) depuis l’édition de référence (1996) procurée par Ilsetraut Hadot – édition sur laquelle se fonde cette traduction. Faisant suite à la traduction de la première partie du commentaire (2001), ce travail présente le commentaire que Simplicius consacre à ce qu’il considère comme une seconde partie du Manuel d’Épictète, adressée selon lui spécialement à l’apprenti-philosophe. En plus de l’interprétation éthique, théorique et pratique, des préceptes d’Épictète, autour de la notion stoïcienne des devoirs sociaux, Simplicius livre à son lecteur des développements spéciaux sur des sujets moins attendus, tels que la question du mal, la nature des premiers principes, la providence et la justice divines, les questions de la piété religieuse et du recours à la divination.
En présentant, avec une annotation substantielle, ce riche testament philosophique, à portée propédeutique, du néoplatonisme finissant, on voudrait restituer quelque couleur et senteur au printemps et à l’été de la vie éthique (pour paraphraser Hegel), dans lesquels ces réflexions de Simplicius sur Épictète ont fleuri et mûri.

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