Michalewski Alexandra
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- Mis à jour le mercredi 9 septembre 2026 12:34
Alexandra Michalewski, née à Poissy en 1977, est agrégée de philosophie (2000) et ancienne élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (1998). Après son doctorat de philosophie (La causalité des Formes intelligibles dans la philosophie de Plotin), soutenu en 2008 à l'université de Paris I, elle obtient un post-doctorat au CNRS, puis en 2011, séjourne à l'Université de Cologne dans le cadre d'une bourse de la Fondation Alexander von Humboldt. De 2012 à 2015, elle est rattachée à l'Université de Liège (ULg) en tant que chargée de recherche dans le cadre d'une bourse post-doctorale du FRS-FNRS, où elle dispense un enseignement régulier. Chargée de Recherches au CNRS depuis 2015, elle a soutenu son Habilitation à diriger des recherches en 2022. Titre du dossier : « Platonisme et Aristotélisme du IIe au VIe siècle. Enjeux métaphysiques et cosmologiques » (garant : M. Rashed). L’ouvrage inédit, intitulé : « Le dieu, le mouvement, la matière. Atticus et ses critiques dans l’Antiquité tardive » est actuellement sous presse aux Belles Lettres.
Spécialisée dans la cosmologie et la métaphysique du platonisme de l'antiquité tardive, ses recherches, depuis 2009, se sont effectuées dans un partenariat régulier avec différentes universités belges et plus particulièrement avec le Centre De Wulf-Mansion de la KU Leuven, dont elle est membre associé. Elle a organisé plusieurs journées d'études, à Paris, à Leuven et à Liège consacrées à la question des Formes intelligibles ainsi qu'à l'histoire de la théorie platonicienne des principes (La puissance de l'intelligible. La théorie plotinienne des Formes au miroir de l’héritage médioplatonicien, Leuven, University Press, 2014, Prix Desrousseaux de l'Association des Études Grecques. Co-édité avec P. d'Hoine : Les Formes platoniciennes dans l’Antiquité tardive, Études Platoniciennes VIII, Paris, Belles Lettres, 2011). Ses recherches portent principalement sur l’ontologie de Plotin, et plus généralement sur l'étude des interactions entre l’aristotélisme et le platonisme depuis les débuts de l'époque impériale jusque dans l'Antiquité tardive.
Elle a co-dirigé avec M.-A. Gavray, Les principes cosmologiques du platonisme. Origines, Influences et Systématisations. Turnhout, Brepols, coll. Monothéismes et Philosophie, 2017.
Elle a co-dirigé avec Pieter d'Hoine (DWMC-KU Leuven) un projet financé (PICS-IEA, 2018-2020) consacré à la traduction et à l'interprétation du Commentaire à la Métaphysique d'Asclépius de Tralles, qui a donné lieu à un premier volume collectif : Commentaire d’Asclépius à la Métaphysique d’Aristote (A-?). Textes choisis et commentaires, OUSIA, Cahiers de philosophie ancienne 29, Bruxelles-Paris, 2023.
Membre du Comité de Rédaction de Philosophie Antique
Membre du Comité Éditorial des Études Platoniciennes
Membre du comité éditorial de la série des Cambridge Texts and Studies in Platonism
Co-Responsable de la collection « les Écrits de Plotin » chez Vrin
Directrice adjointe du Centre Léon Robin depuis 2025
Dorandi Tiziano
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- Mis à jour le jeudi 15 janvier 2026 18:00
Tiziano Dorandi est Directeur de recherche émérite du CNRS, rattaché depuis 2026 au Centre Léon Robin (UMR 8061).
PhD en lettres classiques de l’Université de Florence 1977, boursier de l’Alexander von Humboldt-Stiftung à l’Université de Cologne (1990-1992) sur invitation du Professeur R. Kassel, il est entré au CNRS en 1994 et a obtenu son Habilitation à diriger des recherches en 1997. Ses intérêts de recherche portent sur la papyrologie littéraire et les papyrus d’Herculanum, la paléographie des papyrus grecs et latins, la chronologie des écoles philosophiques d’époque hellénistique, les pratiques de composition littéraire dans l’Antiquité ainsi que, et tout particulièrement, la critique textuelle et l’édition de textes philosophiques en grec.
Il travaille actuellement à une nouvelle édition des deux derniers livres de l’Anthologie de Jean de Stobi (Stobée).
Gysembergh Victor
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- Mis à jour le mardi 21 octobre 2025 11:53
Victor Gysembergh est né à Roubaix en 1987. Il a été admis sur concours à l’École normale supérieure de Paris (2007) et à l’agrégation de Lettres classiques (2010). Après un master de Lettres classiques à l’université de Paris-Sorbonne et un master d’Assyriologie à l’université de Heidelberg, il a soutenu en 2015 son doctorat en sciences de l’Antiquité à l’université de Reims. Il a ensuite reçu des bourses de recherche des Fondations Thiers (Paris, 2015-2016) et Alexander-von-Humboldt (Freie Universität Berlin, 2017-2019). Il a enseigné dans les universités de Heidelberg et de Reims, à la Freie Universität de Berlin, et à Sorbonne Université. En 2018, il est entré au CNRS, au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. En 2023, il a reçu la médaille de bronze du CNRS et a soutenu son Habilitation à diriger des recherches à Sorbonne Université. En 2024, il a reçu le prix A3 du rayonnement scientifique du CNRS. En 2025, il a été nommé Directeur de recherches au CNRS, et a reçu le prix Suzanne-Amigues de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et le prix Raymond-Weil de l’Association des Études Grecques.
Depuis 2018, une grande partie de ses recherches porte sur l’étude de manuscrits palimpsestes et endommagés à l’aide de techniques d’imagerie avancées, notamment l’imagerie multispectrale. Faisant suite à plusieurs projets de recherche dans ce domaine, financés par Sorbonne Université et la Ville de Paris, il dirige à partir de Janvier 2026 le projet PALAI financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC). Ces travaux ont notamment mené à la redécouverte du traité perdu de Claude Ptolémée sur son Météoroscope, de fragments du Catalogue d’étoiles d’Hipparque, et de fragments d’une introduction latine à la philosophie platonicienne (souvent désignée comme le « Nouvel Apulée »). Il poursuit actuellement ses explorations dans différentes collections comportant des manuscrits palimpsestes et endommagés, notamment à la Bibliothèque nationale de France ainsi que dans différentes bibliothèques conservant des manuscrits d’Italie du Nord.
Ses travaux se situent à l’intersection de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des sciences. Ils ont pour dénominateur commun la volonté de renouveler l’interprétation des sources gréco-latines par la prise en compte des textes cunéiformes, mais aussi d’autres langues savantes antiques et médiévales. Dans cette perspective, il a publié avec W. Furley la monographie Reading the Liver. Papyrological Texts on Ancient Greek Extispicy (Tübingen, 2015), et avec A. Schwab le volume collectif Le travail du savoir. Philosophie, sciences exactes et sciences appliquées dans l’Antiquité (Trèves, 2015), et il a mis à jour la traduction de M. Federspiel, Aristote. Traité du ciel (Paris, 2017).
Il a également publié les seuls fragments connus de commentaires antiques aux Réfutations sophistiques d’Aristote, qu’il a découverts dans un traité de l’humaniste Agostino Nifo (Forgotten Ancient Commentaries on Aristotle’s Sophistical Refutations, Berlin, 2023), et la première édition traduite et commentée des fragments d’Eudoxe de Cnide (Eudoxe de Cnide, Témoignages et fragments, Paris, 2024). Il est en outre l’auteur d’articles et de comptes-rendus disponibles ici et ici en libre accès, portant principalement sur l’interprétation de fragments relatifs à l’histoire des sciences, de la cosmologie et de la philosophie dans l’Antiquité.
Scalas Giulia
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- Mis à jour le jeudi 2 octobre 2025 15:01

Giulia Scalas, née à Rome en 1989, est chargée de recherche depuis octobre 2024 au CNRS, au Centre de recherches sur la pensée antique - Léon Robin (UMR 8061).
Après une formation en philosophie à l’Università di Roma – Sapienza, elle a soutenu en 2019 son doctorat à l’Université de Lille. Elle a été attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université Paris Nanterre et à la Faculté de Médecine de l’Université de Lille, puis chercheuse postdoctorale dans le cadre du programme « Médecine et Philosophie » au Centre Léon Robin ainsi que dans le projet IUF « Galenus Verbatim » (UMR Orient et Méditerranée - Sorbonne Université).
Ses recherches portent principalement sur les doctrines atomistes, et en particulier sur la philosophie épicurienne. Elle est l’auteur d’une monographie, La théorie épicurienne du vivant, issue de sa thèse parue en 2023 chez Classiques Garnier (« Les Anciens et les Modernes – Études de Philosophie »), qui examine la conception épicurienne du vivant en dialogue avec certains philosophes et médecins (Démocrite et Leucippe, les médecins hippocratiques, Aristote et Théophraste).
Parallèlement à ces recherches, elle a mené des études critiques et textuelles sur plusieurs témoignages complexes, traditionnellement considérés — notamment selon Usener — comme constituant le corpus épicurien. L’analyse de l’œuvre de Lucrèce a occupé une place centrale dans ce cadre. GS s’est également intéressée à la manière dont l’épicurisme a continué de nourrir la réflexion de philosophes modernes (Locke, Kant) et même contemporains (J. Bennet).
Elle consacre actuellement une attention particulière au vaste et fragmentaire traité Sur la nature (Peri Physeos) d’Épicure, connu principalement grâce à des sources papyrologiques encore en cours de découverte, en s’attachant à son élaboration et à sa transmission dans le Kepos hellénistique et post-hellénistique. Dans le cadre de ses recherches sur le concept de « mécanisme » en rapport avec la physiologie épicurienne, elle travaille en particulier à la révision de l’édition du livre XIV du Peri Physeos, ainsi qu’à sa traduction française et à son commentaire. Elle participe également à un groupe de travail consacré à la traduction et au commentaire du livre XXVIII du Peri Physeos.
Lecerf Adrien
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- Mis à jour le mardi 19 décembre 2023 17:33
Adrien Lecerf, né en 1985, est ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm (2005) et agrégé de Lettres classiques (2010). Ses recherches portent principalement sur la tradition platonicienne, et plus particulièrement sur le développement du néoplatonisme entre Plotin et Proclus : il est notamment l'auteur d'une thèse de doctorat intitulée Ordre et variation. Essai sur le système de Jamblique (soutenue en décembre 2015). Il s'intéresse également aux intersections entre rationalité et religion et à l'histoire de la théologie dans l'âge antique tardif, aux textes païens prétendument "révélés" tels que les Oracles chaldaïques, certains écrits pythagoriciens et les poèmes orphiques, ainsi qu'aux questions du commentarisme, exégèse et vocabulaire technique de la philosophie, axe de recherche pour lequel il a été recruté en qualité de Chargé de recherches deuxième classe du CNRS (poste fléché "Textualités religieuses").
Parmi ses projets figurent des éditions et/ou traductions d'auteurs néoplatoniciens tels qu'Hiéroclès d'Alexandrie, Julien l'Empereur (l'Apostat), Saloustios et surtout Jamblique de Chalcis, dont il prépare une édition intégrale des Fragments et témoignages, faisant suite à sa collaboration à la réédition de l’œuvre majeure de cet auteur, la Réponse à Porphyre ou Mystères d'Égypte.




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