Zhang Yijing
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- Mis à jour le mardi 15 août 2023 11:43
Zhang Yijing est ancienne doctorante et membre associée du Centre Léon Robin.
Titre de la thèse : "Traduire l’impensé, penser l’intraduisible. La première traduction chinoise des Catégories d’Aristote."
Direction : Cassin Barbara
Inscription : 2011
Thèse soutenue le 14 septembre 2016
Résumé du projet de thèse
Le traité des Catégories d’Aristote est l’une des premières œuvres de la philosophie occidentale traduite en chinois. Introduit par les missionnaires jésuites en Chine au XVIIe siècle, ce traité suscita l’intérêt des lettrés chinois en raison du mode de raisonnement qu’il expose. Sa traduction fut une confrontation entre la pensée gréco-chrétienne et la pensée chinoise, notamment confucéenne, mais aussi bouddhique et taoïste. L’étude approfondie de cette traduction est l’objet de ce travail. La perspective de la traduction met en évidence le rapport entre la langue et la pensée. Le premier chapitre est un aperçu de l’environnement historico-culturel dans lequel cette traduction a été réalisée. Le deuxième chapitre présente notre méthode et nos outils de travail. Nous expliquons, dans le troisième chapitre, le titre de l’ouvrage en chinois : il est censé être la traduction du mot « logique », mais il est composé de mots qui renvoient à des doctrines philosophiques chinoises traitant de problèmes fondamentalement différents de ceux dont s’occupe la logique aristotélicienne. Les quatrième et cinquième chapitres constituent un commentaire détaillé de la traduction chinoise du premier chapitre du traité aristotélicien, organisé autour des notions d’homonyme, de synonyme et de paronyme. Les différences linguistiques entre le chinois et les langues indo-européennes se révèlent tant sur le plan lexical que sur le plan grammatical. Nous terminons notre travail par une discussion sur la traduction du verbe « être », en expliquant les différents termes chinois proposés pour traduire ce verbe et ses dérivés. Notre conclusion est que ce qui est perdu dans la traduction est moins le sens du mot « être » que sa syntaxe et le mode de pensée qui lui est lié. Ce mode de pensée relève du mode de vie, lequel diffère d’une communauté à une autre. Étudier les intraduisibles en philosophie, c’est découvrir les différentes façons de thématiser et de problématiser, qui caractérisent chaque système de pensée. Cette étude de philosophie comparée gréco-chinoise a pour but de contribuer à la réflexion sur la pluralité linguistique qui est cruciale pour le dialogue transculturel.
Mots clés : Aristote ; logique ; Ming li tan ; Commentaire de Coïmbra ; histoire du christianisme en Chine ; philosophie comparée ; traduction et philosophie ; pluralisme linguistique
Lemnaru Andreea-Maria
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- Mis à jour le vendredi 23 juin 2023 12:18
Andreea-Maria Lemnaru est membre associée du Centre Léon Robin depuis le 22 juin 2023.
Titre de la thèse : "Théurgie et hermétisme chez Jamblique : l'expérience du sacré et du divin à l'épreuve de la raison"
Co-direction : Jean-Baptiste Gourinat (Centre Léon Robin) et Philippe Hoffmann (EPHE, section des Sciences Religieuses).
Résumé du projet de thèse :
Le fil conducteur de cette recherche consistera à mettre en évidence la cohérence de la pensée de Jamblique, qui allie néoplatonisme, néopythagorisme et traditions mystiques et magico-religieuses populaires ésotériques, c'est-à-dire extérieures à la religion grecque officielle. Il s'agira d'étudier ces doctrines présentées comme Égyptiennes et Moyen-Orientales en analysant le rôle de la théurgie, de la révélation hermétique, de la divination et des cultes à mystères dans le système philosophique jamblichéen.
Plus spécifiquement, nous entendons développer les enjeux épistémologiques, eschatologiques et sotériologiques des notions et phénomènes psychiques d'enthousiasmos (enthousiasme), d'epipnoia (inspiration) et de katokôkê (possession), ou pour le dire autrement, des techniques de l'extase visant à l'élévation de l'âme dans leur articulation avec la mythologie méditerranéenne et la rationalité philosophique.
Pour ce faire, nous étudierons l'opposition entre dianoia noétique et états de conscience ordinaires d'une part et epibolê et états de conscience extraordinaires, que Jamblique présente comme des modes de connaissance supérieurs et des modes d'expérience privilégiés du sacré et du divin.
Le paradigme cosmologique de la sumpatheia ainsi que la doctrine onto-anthropologique d'inspiration orphique de la palingénésie, qui ont permis le développement de ces doctrines, retiendront également notre attention. Le rôle des sumbola sera également abordé afin de mettre en perspective la relation entre pensée symbolique et rationalité hypothético-déductive dans le système de pensée jamblichéen.
Nous espérons ainsi, par une approche comparatiste et interdisciplinaire alliant philosophie, histoire des religions et anthropologie, contribuer à mettre en lumière l'apport des sagesses révélées et des traditions magico-religieuses orientales à la tradition néoplatonicienne, et plus largement, à la culture philosophique de l'Empire. Enfin, notre recherche permettra une analyse philosophique précise de toutes les relations au divin qui, dans le néoplatonisme, ne relèvent pas du rationalisme le plus strict mais le dépassent : inspiration, enthousiasme, divination, théurgie, mystagogie, magie.
Auffret Thomas
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- Mis à jour le lundi 8 mai 2023 22:51
Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé et docteur en philosophie, Thomas Auffret est maître de conférences à Sorbonne Université, où il enseigne l’histoire de la philosophie ancienne ; il est actuellement membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent principalement sur l’étude des rapports entre systématicité philosophique et modélisation mathématique dans l’Antiquité.
Husson Suzanne
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- Mis à jour le dimanche 30 avril 2023 21:35
Suzanne Husson, docteur en philosophie et maîtresse de conférences à la faculté des lettres de Sorbonne-Université est spécialiste en philosophie ancienne. Après avoir travaillé sous la direction de Jacques Derrida pour son DEA à l’EHESS, elle a soutenu sa thèse sur La pensée politique des premiers cyniques, sous la direction de Gilbert Romeyer Dherbey (Université Paris IV, 1997).
Membre du centre Léon Robin, ses principaux domaines d’étude sont le cynisme, dont elle s’attache, par une démarche philologique rigoureuse, à dégager la cohérence philosophique, en particulier par une analyse de sa tradition écrite, ainsi que le premier stoïcisme. Intégrant le platonisme et différents courants de la philosophie hellénistique, sa recherche s’oriente à présent vers une étude de la genèse et du développement de la notion d’autarcie, dans ses implications morales et politiques, ainsi que dans la transformation du rapport de l’homme à la nature. Elle travaille actuellement à une traduction commentée du Contre les oracles d’Œnomaus de Gadara.
Derniers ouvrages parus : La République de Diogène, Une cité en quête de la nature, Paris : Vrin, coll. « Histoire des doctrines de l’Antiquité classique », 2011.
Avec Juliette Lemaire, Les trois Républiques. Platon, Diogène de Sinope et Zénon de Citium, Paris, Vrin, coll. « Histoire de la philosophie », 2022.
Susana Diaz Gallego-Husson es actualmente « maître de conférences » en filosofía en la Universidad de Paris IV-Sorbona, participa a varios grupos de trabajo relacionados con la filosofía antigua en el centro Léon Robin. Sus campos de investigación son la historia del cinismo antiguo y del estoicismo y mas generalmente la historia de la idea de autarkeia en la antiguedad. Ha publicado La République de Diogène (Vrin).
Bergamo Max
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- Mis à jour le lundi 24 avril 2023 19:48
Max Bergamo est actuellement chercheur postdoctoral, chargé d’enseignement, auprès de la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich (Munich School of Ancient Philosophy, MUSAPh). Auparavant, il a conduit ses recherches postdoctorales à l’École Pratique des Hautes Études (LEM, CNRS UMR 8584), à l’École Normale Supérieure (Centre Jean Pépin, CNRS UMR 8230) et à l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici de Naples.
Il a soutenu en 2021 une thèse, rédigée dans le cadre d’un accord de cotutelle entre Sorbonne Université (Centre Léon Robin) et la LMU de Munich (MUSAPh) sous la direction de Jean-Baptiste Gourinat et Oliver Primavesi, consacrée à la réception stoïcienne d’Héraclite, en particulier dans les domaines de la psychologie et de l’éthique. Bien que l’on sache que les stoïciens se sont réclamés d’Héraclite et ont considéré le présocratique comme un précurseur philosophique fondamental, une analyse approfondie de leur réception d’Héraclite et de l’influence qu’il a exercé sur la formation et la définition du système du stoïcisme n’avait pas encore été tentée. La thèse a donc cherché à établir quel est l’apport des lectures stoïciennes d’Héraclite pour notre connaissance et notre reconstitution de la philosophie de l’Éphésien, quelles appropriations nous devons refuser comme erronées et tendancieuses et quelles interprétations peuvent, de l’autre côté, nous aider à jeter la lumière sur la pensée, obscure par excellence, d'Héraclite.
Il travaille actuellement à un projet de recherche consacré à la réception d’Héraclite dans l’Antiquité tardive et le monde arabe, qui vise à fournir la toute première étude de la réception d'Héraclite dans l'Antiquité tardive. Le projet a pour but de montrer que la production philosophique et littéraire appartenant à des domaines de recherche comme la philosophie grecque, le christianisme et l'islam doit être prise en compte conjointement si nous voulons comprendre à la fois l'histoire interprétative et l'importance théorique des maximes d'Héraclite. Le projet ne se limite donc pas à inclure la réception grecque d'Héraclite, qui se rapporte en premier lieu à la tradition philosophique du néoplatonisme, mais embrasse aussi des domaines négligés par la recherche comme les écrits gnostiques de la bibliothèque de Nag Hammadi et les textes produits dans le cadre du mouvement de traduction du grec au syriaque et à l'arabe.
Ses intérêts de recherche portent aussi sur l’histoire du stoïcisme, à la fois d’époque hellénistique et impériale, et du néoplatonisme, sur la réception et la survie de l’héritage grec dans d’autres contextes culturels et linguistiques (copte, syriaque, arabe), sur la réinterprétation de la pensée grecque à l’époque moderne (p. ex. dans l’œuvre de Nietzsche) et sur l’historiographie de la philosophie antique et de la philologie classique.
Titre de la thèse : « Héraclite et les stoïciens » / « Heraklit und die Stoiker »
Co-direction : Jean-Baptiste Gourinat (Paris-Sorbonne, Centre Léon Robin) – Oliver Primavesi (Ludwig-Maximilians-Universität München)
Résumé de la thèse : Ma thèse consiste en une étude de la présence d’Héraclite dans le stoïcisme. On sait que les stoïciens, et déjà leur fondateur Zénon, se sont réclamés d’Héraclite et ont considéré le présocratique comme un précurseur philosophique fondamental. Cependant, une analyse approfondie de la réception d’Héraclite de la part des philosophes stoïciens et de l’influence qu’il a pu exercer sur la formation, ou au moins sur la définition, du système du stoïcisme n’a pas encore été tentée. Ma thèse vise donc à interpréter correctement la réception stoïcienne d’Héraclite avec la conviction que l’éclaircissement de cette problématique permettra de mieux reconstituer certains aspects de la philosophie stoïcienne. Il s’agit de sujets portants sur la cosmogonie (feu primordial, conflagration, éternel retour), la cosmologie (théorie des éléments, des contraires, du logos, de la "tension" universelle, du destin), la psychologie (âme du monde, âme individuelle), l’anthropologie (telos de la vie), la politique (loi humaine, loi divine) et la théorie de la vertu. Pour chaque thème, on devra vérifier si le concept en question révèle une influence directe d’Héraclite sur le système stoïcien ou s’il s’agit d’interprétations et d’appropriations de la pensée héraclitéenne avancées par une philosophie déjà bien définie et établie.
Au-delà de la reconstruction d’aspects importants de l’histoire du stoïcisme, ma thèse se focalise sur la tradition et sur la pensée d’Héraclite lui-même. En fait, les stoïciens ont été les premiers philosophes à fournir une interprétation et une reconstruction extensives de la philosophie d’Héraclite. On sait, par exemple, que Cléanthe composa quatre livres d’Interprétations héraclitéennes, et son Hymne à Zeus révèle une connaissance du libelle d’Héraclite très approfondie. Par conséquent, l’interprétation stoïcienne de la pensée d’Héraclite a exercé une très grande influence sur la lecture du présocratique à la fois dans l’antiquité et en époque moderne, jusqu’à aujourd’hui. Que l'on attribue à Héraclite, comme le font certains interprètes, la doctrine de la conflagration de l’univers ou que l’on explique son logos comme raison universelle, on ne fait que reprendre et répéter le point de vue de l’interprétation stoïcienne. Un second objectif général de ma thèse consiste donc dans l’effort d’analyser et d’établir la valeur des interprétations stoïciennes d’Héraclite, avec une attention constante à la reconstruction de la philosophie du présocratique en soi. On se demandera, par conséquent, quel est l’apport des lectures stoïciennes d’Héraclite à notre connaissance et à notre reconstruction de la philosophie de l’Éphésien, quelles appropriations devons-nous refuser comme erronées et tendancieuses et quelles interprétations, d’un autre côté, peuvent nous aider à jeter la lumière sur la pensée, obscure par excellence, d’Héraclite.




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