Rodegheri Viviane
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- Last Updated on Thursday, 15 February 2024 15:09
Mme Viviane Rodegheri est doctorante en Philosophie attachée au Programme de Post-Graduation en Philosophie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (PPGF/UFRJ) et réalise un stage doctoral au Centre Léon Robin grâce à une bourse du programme CAPES-Print. Elle détient une license et un master en Philosophie de l’Université Fédérale Rurale de Rio de Janeiro (UFRRJ). Elle est chercheuse du Groupe d'étude sur la philosophie classique du Laboratoire Ousia et du Groupe d'étude sur la philosophie ancienne et la tradition Zétesis, ainsi que membre de la Société Brésilienne d'Études Classiques – SBEC. Mme Viviane Rodegheri développe actuellement une recherche sur les aspects éthiques du poème de Parménide d’Elée.
Titre de la thèse : « Les connotations éthiques du poème de Parménide : les implications philosophiques de la décision (krisis) du mortel »
Co-direction : Mme Rossella Saetta Cottone (Sorbonne Université) et M. Admar Almeida da Costa (Université Fédérale de Rio de Janeiro)
Financement : CAPES à travers le projet CAPES-Print
Résumé du projet de thèse :
Le projet consiste en une recherche sur les nuances éthiques dans le poème attribué à Parménide. Par rapport à la philosophie qu’il a pratiquée, il est possible de distinguer au moins quatre dimensions éthiques qui ont été abordées, mais pas explicitement. D’abord, il y a la dimension théologique-cosmogonique ; puis, la dimension délibérative du mortel ; il existe aussi la dimension pédagogique qui se manifeste dans la relation entre le mortel et la déesse ; et, finalement, il y a la dimension politique de la posture assumée par la foule face à l’usage des mots pour décrire les êtres. À chacune de ces topiques de nature éthique correspond une série de points qui demandent des analyses plus détaillées, surtout dans le domaine de l’ontologie, de l’épistémologie et de la cosmologie.
Veillard Christelle
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- Last Updated on Thursday, 18 January 2024 12:33
Christelle Veillard est Maître de Conférences habilitée à diriger des recherches à l'Université Paris-Nanterre. Ses travaux portent entre autres sur les philosophies hellénistiques (stoïcisme, épicurisme).
Elle effectue en 2023-2024 une délégation au Centre Léon Robin.
Borges Ribeiro João Gabriel
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- Last Updated on Thursday, 18 January 2024 12:18
Titre de la thèse : « Pathos, orexis et l'architecture conceptuelle des motivations non rationnelles dans la philosophie d'Aristote »
Direction : M. Marco Zingano (Universidade de São Paulo - USP)
Directrice du stage doctoral : Mme Cristina Viano
Doctorant en philosophie et allocataire du FAPESP, João Gabriel Borges Ribeiro effectue un stage doctoral d’un an (04/2023-04/2024) au Centre Léon Robin, grâce à une bourse BEPE/FAPESP.
Résumé du projet de thèse :
Émotions et désirs : comment tracer, dans la carte conceptuelle d'Aristote, la ligne qui en délimite les frontières ? Qu'est-ce qui justifie l'apparente indiscernabilité de cette zone frontière ? Le lexique aristotélicien utilisé pour désigner les émotions est essentiellement constitué des termes pathos et pathe - qui recouvrent sémantiquement les différents types d'émotions, chacune désignée par sa propre nomenclature. Quant au désir, il est qualifié du terme général orexis et des termes spécifiques epithumia, thumos et boulesis. Les émotions et les désirs sont des phénomènes de l'âme en partie rationnels, en partie irrationnels, liés au mouvement, aux formes de cognition, aux plaisirs et aux douleurs. Ils sont au cœur du mécanisme motivationnel de l'action humaine et animale. Ce sont donc des notions nécessaires pour établir une description adéquate de chacune des actions concrètes et, par conséquent, pour justifier l'évaluation morale. Mon objectif dans cette recherche est d'établir les frontières conceptuelles entre les notions du désir et de l'émotion chez Aristote. Cela nécessite une recherche scrupuleuse sur les commentaires et analyses qu'Aristote relie à ces concepts dans son corpus, comme une manière d'établir quels éléments convergent vers les deux définitions. Pour ce faire, une première étape consiste à comprendre comment ces concepts sont encadrés à l'intérieur de l'architecture de l'âme aristotélicienne. Dans un deuxième temps, il faudra rechercher comment le philosophe conçoit et emploie le terme thumos dans son travail. Il y a trois concurrents principaux pour être sa référence : un trait dispositionnel de caractère, une capacité (pour les émotions ?) et la colère. Cette discussion est pertinente parce que, pour certains chercheurs, thumos joue un rôle important en comblant le concept d'émotion et de désir dans la pensée d'Aristote. La principale preuve à l'appui de cette opinion se trouve dans Pol VII, 7, 1327b36-1328a7, où le thumos est dit être la capacité de l'âme (psyches dunamis) en vertu de laquelle les passions sont éprouvées (philoumen). Y a-t-il suffisamment de preuves bibliographiques pour parler d'une capacité de l'âme responsable de la production de tout le domaine émotionnel ? Est-il possible d'attribuer un rôle aussi important au thumos ? Y a-t-il vraiment un élément qui unifie les concepts de désir et d'émotion dans l'œuvre d'Aristote ? Telles sont les principales questions auxquelles il faut répondre.
Winning William
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- Last Updated on Thursday, 18 January 2024 12:17
Titre de la thèse : « The Golden Chain: Redrawing the Map of Ancient Allegory »
Direction : M. Tim Whitmarsh (Université de Cambridge)
William Winning effectue un séjour de recherche de six mois au Centre Léon Robin (novembre 2022-avril 2023) auprès de Jean-Baptiste Gourinat
Résumé du projet de thèse :
Ma thèse vise à offrir une histoire du développement du concept d’allégorie dans les périodes archaïque, classique et hellénistique du monde grec. L’interprétation allégorique a traditionnellement été analysée comme la tentative de déchiffrage de textes cryptiques ; et a par conséquent été associée à l’histoire de la critique littéraire antique. Cependant, il nous semble que le modèle herméneutique sur lequel ces études sont fondées soit postérieur aux époques sur lesquelles se concentrent mes recherches, et ne s’applique par conséquent pas aux textes plus anciens. Pour les allégoristes des époques archaïques, classiques et hellénistiques, le processus d’interprétation d’un texte équivalait à le transposer d’un langage mythique à une langue contemporaine et philosophique. L’interprétation allégorique se proposait alors d’adapter, plutôt que de décoder les mythes antiques. Pour eux, Homère faisait de la philosophie comme on la faisait en son temps, c’est-à-dire en mobilisant dieux et déesses pour parler de la structure de l’univers ; cette philosophie ne dissimulait donc pas un message caché, mais nécessitait un effort interprétatif pour en appréhender la pleine portée. La différence entre le « mythique » et le « rationnel », pour les allégoristes, ne constituait pas un écart de contenu, mais bien plutôt une distinction entre deux discours de nature différents : l’un, ancien et mythique, l’autre, moderne et philosophique. Comprendre l’histoire de l’allégorie nous permet alors de mieux approfondir les catégories employées par les Grecs eux-mêmes pour distinguer ces deux pendants de la culture hellénique : le rationnel et le mythique.
Braga da Silva André Luiz
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- Last Updated on Thursday, 18 January 2024 12:17
Andre L. Braga da Silva est né à Rio de Janeiro, au Brésil. Titulaire d'une licence en Philosophie à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro – UFRJ ("Entre l’arc et la lyre : la notion d’andreía dans le Laques et la République de Platon"), d'un Master en philosophie à l'Université Fédérale d'Uberlandia – UFU ("Platon et la troisième rive du fleuve : une étude sur la méthode de division, le perspectivisme et l’ontologie des Idées dans le Sophiste") et d'un doctorat en Philosophie à l'Université de São Paulo – USP ("Platon, le Bien, et la fragilité du radeau humain : une étude sur l’image du Soleil dans la République").
Il a été professeur de Philosophie Ancienne à l'Université d'État de Rio de Janeiro (UERJ), dans la cadre d’une recherche sur les œuvres de Parménide d’Élée, Héraclite d’Éphèse, Platon et Antisthène.
A. Braga da Silva a présenté des travaux lors des derniers symposia de la Société Internationale des Études Socratiques – ISSS (Buenos Aires, 2018, et Houston, 2022), de l’Association Internationale des Études Présocratiques – IAPS (Delphes, 2022), et de la Société Platonicienne Internationale – IPS (Brasilia, 2016, Paris, 2019, et Georgia, 2022). Il est un membre actif de ces sociétés savantes. Son article sur le dialogue Parménide a été publié dans le livre Selected Papers of the XII Symposium Platonicum, édité par la Société Platonicienne Internationale et Nomos Editions.
Actuellement, A. Braga da Silva est post-doctorant au Centre Léon Robin / Sorbonne Université et poursuit le programme de recherche "« L'être » des Idées dans le Sophiste 250a-259e : une nouvelle ontologie platonicienne ?", sous la direction de Mme Anca Vasiliu.
Résumé de la recherche post-doctorale :
D’après Paul Shorey (1895) et Mario Vegetti (2003), le climax de la République est l'affirmation par le personnage Socrate que l’Idée du Bien cause, entre autres choses, « l’être » des autres Idées (République 509b7-8). Toutefois, il est dans une certaine mesure remarquable que, dans une autre œuvre platonicienne, le Sophiste, le personnage de l’Étranger d'Élée affirme que « l’être » de chaque Idée est causé par la communauté ou la participation à l’Idée de l'Être (Sophiste 256a1-2 ; voir aussi 254d10 ; 256d8-9 ; 256e3-4 ; 259a6-7). Apparemment, le même prédicat des Idées est expliqué dans deux dialogues de Platon par des causes différentes. Pour évaluer ce scénario, le travail cherchera répondre à trois questions :
i) Le prédicat causé par le Bien dans la République a-t-il le même sens que celui causé par l'Être dans le Sophiste?
ii) Est-il possible d'établir une règle de causalité des prédicats au sein de la soi-disant Théorie des Idées, qui pourrait améliorer notre compréhension de celle-ci ?
iii) Platon change-t-il ou corrige-t-il son ontologie dans le Sophiste ?
Mots-clés : Platon ; Sophiste ; République ; Être ; Idée ; Ontologie.




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