Capasso Giada

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Titre de la thèse : "La lettre et l’esprit. Simplicius et les conceptions néoplatoniciennes de l’harmonie entre Platon et Aristote."

Co-direction : Mme Anca Vasiliu (Université Paris-Sorbonne, Centre Léon Robin) et Mme Arianna Fermani (Université de Macerata)

Résumé du projet de thèse :

Simplicius, en introduisant les concepts de symphônia et de diaphônia pour décrire la relation entre la philosophie aristotélicienne et platonicienne, articule la liaison entre les deux philosophes et les deux philosophies selon différents niveaux d’interprétation. En effet, selon Simplicius, lorsqu’Aristote conteste Platon, il faudrait aller au-delà de la lettre du texte (lexis) – qui conduirait inévitablement à affirmer la discorde entre les deux – vers son esprit (nous), et essayer de retrouver leur harmonie sur la plupart des questions. On comprend alors que la mise en relation, l’harmonisation ou l’insistance sur les différences entre les systèmes platonicien et aristotélicien ne doivent pas être comprises de manière unilatérale, mais doivent au contraire être définies en faisant attention à leurs articulations possibles – possibilités dont des auteurs comme Simplicius nous montrent la profondeur philosophique. En nous focalisant sur les différents sujets traités par Simplicius – tels que, par exemple, la théorie du langage, l’analyse du monde physique et la doctrine des Idées – l’objectif de notre recherche est de souligner la complexité constitutive de l’exégèse de Simplicius. Après une introduction sur l’analyse historique des concepts d’harmonie et de disharmonie dans la philosophie grecque, l’attention sera portée sur la méthode de l’exégèse néoplatonicienne, afin de mieux comprendre les éléments de continuité ou de discontinuité par rapport à la tradition philosophique et historiographique à laquelle Simplicius était lié. Cette première partie servira pour aborder correctement la deuxième, qui constitue le véritable noyau philosophique de la thèse. Après avoir énuméré et analysé les sources de Simplicius, nous nous pencherons sur les différentes stratégies exégétiques utilisées par l’auteur en fonction des différents sujets d’investigation et des domaines philosophiques divers auxquels il s’applique. Parallèlement aux commentaires de Simplicius, les principaux textes abordés seront la Physique, la Métaphysique et l’Organon d’Aristote, ainsi que le Sophiste, le Parménide et le Timée de Platon. Dans la troisième et dernière partie de la thèse, nous consacrerons notre étude à la réception de Simplicius – et notamment de sa conception de l’‘harmonie’, tant au niveau exégétique qu’ontologique – à la Renaissance, en nous focalisant en particulier sur la polémique entre Pic de la Mirandole et Marsile Ficin autour du thème de la prisca theologia.

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Carraud Cyprien

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Titre de la thèse : "QUANTITÉ, UNITÉ, RAPPORT dans l’œuvre d'Aristote – de la quantité à la valeur : fondations et applications des mathématiques aristotéliciennes."

Direction : M. Marwan Rashed

Thèse financée par une bourse de l'ENS (CDSN)

Résumé du projet de thèse :

La thèse que nous envisageons se donnera pour fin d'étudier la quantité [poson], l'unité [hen] et le rapport [logos] dans l’œuvre d'Aristote. Notre hypothèse est que ces trois concepts sont nécessaires pour rendre compte de fondations et applications de la science mathématique dans la pensée aristotélicienne : en se fondant sur l'analyse de la quantité, condition préalable, il sera possible d'étudier la question des rapports entre quantité et science mathématique.

Motivent ce projet : l'intérêt d'une étude du concept de quantité disjoint a priori de la science mathématique ; à partir d'elle, la recherche d'une épistémologie de l'usage des mathématiques dans les sciences de la nature ; l'application des résultats de ces deux points à l'économie et la théorie de l'échange, au prisme de la quantification que sont la marchandisation et la valorisation, ce qui permettrait d'inclure l'économie dans l'ensemble des sciences aristotéliciennes et ainsi unirait des aspects usuellement séparés dans les lectures d'Aristote. Nous espérons qu'il permette d'explorer l'hypothèse d'une démarche scientifique générale, qui, sans être opposée à une science de la nature qualitative, mais lui étant complémentaire, soit une mathématisation fondée par la quantité des étants.

 

Zhu Mi

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Titre de la thèse : "La notion de physis chez Aristote"

Co-direction : Mme Cristina Viano (CNRS, Centre Léon Robin)

Résumé du projet de thèse : Cette étude vise à élucider les quatre significations de la notion de physis, à savoir les quatre causes, ainsi que les relations entre les différentes significations dans l'ensemble de la philosophie d'Aristote. Le point de départ de cette recherche est une analyse du rapport connaissance/action dans le contexte de l'éthique, qui jettera la lumière sur la différence entre le rapport forme/genesis d'une génération naturelle et celui d'une génération artificielle. Autour de la distinction entre ces deux sortes de générations, les livres Zêta, Êta, Thêta, Lambda de la Métaphysique, les deux premiers livres de la Physique ainsi que le livre Zêta de l'Éthique à Nicomaque seront analysés pour donner une interprétation de quatre causes (la forme, la fin, le moteur, la matière) et de leurs relations les unes avec les autres.

 

Heidsieck Clément

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Titre de la thèse : "La théorie platonicienne du mouvement"

Co-direction : M. Marwan Rashed (Sorbonne Université - Centre Léon Robin)

Thèse en préparation depuis septembre 2020, dans le cadre d'un contrat doctoral octroyé par l'École Doctorale Concepts et Langages (Sorbonne Université).

Résumé du projet de thèse : à venir

 

Boureau Mai-Lan

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Titre de la thèse : « Aristote, Du ciel : introduction, édition critique et traduction »

Direction : Marwan Rashed

Résumé du projet de thèse : On lit souvent le De caelo comme un retour à l’enfance de la science, voire à l’enfance de la philosophie aristotélicienne. Du point de vue de l’histoire des sciences, il est en effet difficile d’aborder le De caelo sans condescendance, puisque le traité est construit autour d’erreurs factuelles avérées (modèle géocentrique, monde clos, mouvement réduit à une puissance..). Dans cette perspective, l’étude de la physique du De caelo se réduit inévitablement à celle des impasses de la physique qualitative, avant Galilée et Newton. Les reconstructions génétiques du système aristotélicien n’accordent pas beaucoup plus de crédit à un traité qu’elles considèrent souvent comme une simple étape matérialiste avant les découvertes majeures de la maturité.

Il faut dire que la situation philologique du texte le rend particulièrement inaccessible, malgré trois éditions modernes. Victime de sa popularité au Moyen Âge et à la Renaissance, il représente l’une des traditions les plus contaminées d’Aristote. Pour reconstituer le texte le plus fidèle possible à l’original aristotélicien, après l’avoir dégagé des erreurs de lecture, corrections et gloses d’érudits survenues au hasard de la transmission, il était indispensable d’étudier exhaustivement la tradition manuscrite et d’organiser les différents témoins en un stemma codicum.

En réalisant une nouvelle édition critique, une nouvelle traduction française et une introduction conceptuelle au De caelo, je me propose d’articuler philologie et philosophie pour restituer la portée philosophique du geste aristotélicien dans ce traité. Je tenterai ainsi d’analyser le De caelo comme l’élaboration d’un système du monde fondé sur la seule nature des êtres qui le constituent, c’est-à-dire sans recours à une cause efficiente externe comparable au démiurge du Timée. Dans cette perspective, les conceptions du lieu et de la nature des choses, qui paraissent fantaisistes au regard d’une histoire des sciences linéaire et non philosophique devront moins être expliquées par une mauvaise observation des phénomènes, voire par une rationalité encore balbutiante, que par le rôle qu’elles seraient amenées à jouer dans cette cosmologie nouvelle. La théorie aristotélicienne des modalités, développée à la fin du livre I, devra être comprise dans le même cadre.

Cependant, il ne s’agira pas seulement dans ce travail d’étudier les solutions internes trouvées par Aristote pour assurer la cohérence de sa cosmologie, mais de montrer que certaines problématiques des physiques modernes se trouvent inaugurées par le système aristotélicien du monde.  Par exemple, en refusant de considérer que la réalité du monde est essentiellement mathématique, Aristote devra affronter à nouveaux frais la difficulté des modalités de l’application des mathématiques au sensible sublunaire, tension prise en charge par le registre hypothétique et expérimental de la physique post-cartésienne.

Thèse soutenue le 2 décembre 2019

 
   
   

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